18 septembre 2021

La ville est dans une excellente situation financière

Le dernier rapport financier illustre parfaitement la vision à long terme préconisée par le Parti montarvillois depuis son élection, en novembre 2013, ainsi que le travail abattu par le maire Martin Murray et l’équipe municipale. Tous les indicateurs sont au vert, en particulier la diminution du poids de la dette et la croissance régulière de l’excédent accumulé.

Le rapport financier 2020 de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a fait l’objet d’un dépôt à la séance du conseil municipal du 20 avril. En 2020, les revenus consolidés ont totalisé 76,7 millions$ et les charges, 68,7 millions$, pour un excédent de 8,0 millions$.

En excluant la partie des résultats afférente aux organismes contrôlés, pour ne retenir que la seule partie administration municipale, ces totaux sont respectivement de 76,6 millions$ et 68,7 millions$, ce qui laisse un excédent de 7,9 millions$.

Les taxes constituent les principaux revenus de la municipalité. En 2020, elles ont représenté 81 % du total de ces revenus. La principale dépense est la rémunération, qui atteignait 18,4 millions$ si on ajoute les 9 élus aux 209 employés équivalent temps plein.

Le tableau ci-dessous, construit à partir des rapports financiers 2013 à 2020, montre l’évolution de la situation financière de la Ville durant cette période. Alors que les revenus de fonctionnement ont connu une croissance de 21,3 %, les charges sont pour leur part en hausse de 11,7 %. Durant ce même laps de temps, l’indice des prix à la consommation canadien subissait une croissance de 9,4%, passant de 125,2 à 137,0.

Cet écart entre les revenus et les charges s’est traduit par des excédents qui ont varié annuellement entre 1,7 million$ (2014) et 8,6 millions$ (2018). L’excédent accumulé est ainsi passé de 80,7 millions$ (131,2 % des charges) à 115,9 millions$ (168,6 % des charges). Il est vrai qu’une bonne part de cet excédent accumulé est de l’investissement net dans les immobilisations (immobilisations desquelles est soustraite la dette à long terme), mais il n’en reste pas moins que les excédents de fonctionnement et les réserves s’élevaient à 30,7 millions$ comparativement à 8,1 millions$ en 2014. La seule réserve pour les équipements collectifs était de 9,3 millions$ à la fin de 2020.

En ce qui a trait à cette réserve, la Ville s’est dotée d’une politique de gestion des excédents qui fait en sorte que chaque année, la différence entre l’évaluation imposable au 31 décembre de l’année et l’évaluation imposable budgétée multipliée par le taux global de taxation réel, est versée dans la réserve pour les équipements collectifs. En outre, le produit de la vente des terrains appartenant à la Ville y est ajouté.

La situation est tout aussi reluisante du côté de la dette à long terme. Comme on peut le constater dans le tableau ci-dessous, l’endettement net sous la seule responsabilité de la Ville (endettement net de l’administration municipale) était inférieur en 2020 (54,2 millions$) à ce qu’elle était en 2014 (56,5 millions$). Par rapport aux revenus de fonctionnement, son poids est passé de 89,6 % de ces revenus en 2014 à 70,9 % de ces mêmes revenus en 2020.

Mais qu’en est-il de l’endettement net total qui inclut en plus les organismes contrôlés, la Communauté métropolitaine de Montréal et, surtout, l’agglomération de Longueuil et le Réseau de transport métropolitain? Malgré une croissance de cet endettement net total, ce ratio est aussi en baisse de 81,7 millions$ à 86,4 millions$, une diminution de 129,6% à 113,0%.

Dans de prochaines chroniques, nous pousserons plus loin notre analyse des finances de la Ville. Nous nous attarderons notamment à la fiscalité municipale. À suivre…